L'accès anticipé de 72 heures s'est ouvert ce 28 septembre pour les possesseurs de la Fox Holeshot Edition, trois jours avant la sortie mondiale de MXGP 26 fixée au 1er octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC. De quoi enfin poser les mains sur ce qu'Artefacts Studio et Nacon annoncent comme le tournant de la licence : un premier passage sous Unreal Engine 5, une physique des motos entièrement réécrite et un terrain qui garde la trace de chaque tour. On a repris le décryptage en dix points de notre rédacteur pour voir concrètement ce que ça change dans les mains.
Un lancement en deux temps, et déjà des premiers retours
Avant même la sortie officielle, la fenêtre d'accès anticipé permet une chose rare : confronter les annonces à des impressions concrètes. Et le tableau qui se dessine est cohérent avec ce qui avait déjà été laissé entrevoir, quand des ajustements de physique et de son avaient d'ailleurs été apportés à trois semaines de la sortie.
Un test publié par la presse spécialisée internationale, à quelques heures de l'ouverture de cet accès anticipé, confirme un vrai bond visuel et physique grâce à Unreal Engine 5 et à la déformation dynamique et persistante du terrain (les ornières restent visibles d'un tour à l'autre). Mais il pointe aussi une intelligence artificielle adverse encore décevante en solo, et l'absence d'un mode carrière complet : pas de progression du MX2 vers le MXGP, pas de gestion d'équipe ni de sponsors.
C'est cette tension, entre un vrai saut technique et un contenu solo qui reste en retrait, qui traverse les dix points suivants.
Le whip devient un vrai geste technique, pas un simple show
Le but ne sera plus simplement de faire le plus gros whip possible. Il faudra apprendre quand le faire, comment le faire, et surtout comment remettre la moto dans l'axe avant l'atterrissage.
Avec une physique repensée, ce geste spectaculaire devient un vrai paramètre de pilotage plutôt qu'une figure gratuite, et la sanction en cas d'erreur se ressent immédiatement à la réception.
La caméra casque change complètement l'immersion
MXGP 26 introduit une nouvelle vue à la première personne depuis le casque. Et ce n'est pas qu'un gadget.
Avec une piste qui évolue, une physique plus exigeante et davantage de mouvements de la moto, cette caméra peut offrir une véritable sensation de pilotage : on perd les repères larges et on se retrouve à lire la trajectoire dans le mouvement même du guidon et de la fourche.
Ce que ça change : il faut désormais davantage se fier à ses repères visuels et à la sensation de la moto plutôt qu'à une vue extérieure qui permettait de tout anticiper, dans la même veine que ce qu'on avait pu observer côté bitume. Pour les amateurs de simulation, c'est probablement une vue à tester sérieusement.
La personnalisation prend une nouvelle dimension
MXGP 26 propose un éditeur permettant de personnaliser son pilote et les motos officielles. Les marques officielles sont présentes, tout comme de nombreux équipements et accessoires issus de marques du motocross, et il est possible d'aller assez loin dans les couleurs et l'équipement.
Ce que ça change : on peut enfin avoir une machine qui ressemble réellement à SON pilote, plutôt que de choisir une livrée parmi quelques modèles imposés.
Le contre-la-montre devient un vrai terrain d'entraînement
Le Time Trial permet de travailler les circuits et de comparer ses performances aux autres joueurs grâce aux classements en ligne. Avec les nouvelles pistes et la physique revue, ça peut devenir particulièrement intéressant.
On peut y chercher le freinage parfait, la meilleure ornière, le meilleur saut, la meilleure sortie de virage, et au final le tour parfait.
Ce que ça change : pour qui veut progresser réellement, le contre-la-montre devient un excellent moyen de comprendre comment exploiter la nouvelle physique.
Les 19 circuits officiels 2026 changent aussi les habitudes
MXGP 26 reprend l'intégralité du championnat officiel 2026 avec 19 circuits, en MXGP et MX2, pilotes et liveries réels. Et surtout, les circuits présentent des caractéristiques de terrain différentes.
Bariloche apporte un terrain volcanique, Riola Sardo son sable, Pietramurata un sol compact et Loket un terrain dur.
Ce que ça change : on ne pilote pas de la même façon partout. Une piste sablonneuse demande des trajectoires et un pilotage différents d'un terrain dur ou compact, et la mémoire des ornières accentue encore cet écart d'un tour à l'autre.
Alors, est-ce vraiment un nouveau MXGP ?
Oui, mais avec une nuance. MXGP 26 ressemble davantage à une nouvelle base pour la licence qu'à un simple MXGP 25 amélioré. Le passage à Unreal Engine 5, la nouvelle physique et surtout la déformation dynamique du terrain constituent un changement important.
Les premiers essais confirment d'ailleurs une nette évolution visuelle et physique, même si certains testeurs pointent encore un manque de profondeur dans les modes de jeu et une intelligence artificielle parfois perfectible. Et c'est probablement le point le plus intéressant : MXGP 26 semble avoir enfin posé les fondations d'un vrai renouveau de la série. Reste à voir jusqu'où Artefacts Studio pourra pousser cette nouvelle base dans les prochaines mises à jour.
Et pour toi, joueur de MXGP 25 ?
Si tu viens de MXGP 25, le conseil est simple : ne cherche pas à reproduire immédiatement tes anciennes trajectoires.
Prends quelques manches pour comprendre, dans l'ordre, la physique, les freinages, les ornières, les sauts, puis les nouvelles trajectoires. Une fois ces automatismes acquis, c'est là que MXGP 26 devrait vraiment commencer à devenir intéressant.



