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PS6 : ni date ni prix fixés, Totoki pointe la pénurie de mémoire

Le patron de Sony l'a redit cet été : la PS6 n'a toujours ni date ni prix, plombée par une pénurie mondiale de mémoire dopée par la demande liée à l'IA.

Illustration : PS6 : ni date ni prix fixés, Totoki pointe la pénurie de mémoire

Fin août, Hiroki Totoki, le patron de Sony, l'a redit noir sur blanc : la date de sortie de la PS6 n'est toujours pas arrêtée. En cause, un problème très concret, l'approvisionnement en mémoire, dont les prix s'envolent à cause de la demande liée à l'intelligence artificielle. Entre architecture graphique AMD ambitieuse, fin annoncée du disque physique et rumeur de version portable, voici ce qu'on sait vraiment, et ce qui reste de la pure spéculation.

Une date toujours dans le flou

C'est le point le plus solide de tout ce dossier, parce qu'il vient directement de la bouche du principal intéressé. Lors d'échanges relayés par la presse spécialisée mi-août, Hiroki Totoki a confirmé que ni la date de lancement ni le prix de la prochaine PlayStation n'étaient encore fixés. Le principal obstacle serait l'approvisionnement en composants mémoire, dont les prix devraient rester très élevés au moins jusqu'à l'exercice fiscal 2027, selon les propres mots du dirigeant.

Longtemps, fin 2027 revenait comme l'hypothèse la plus citée. Aujourd'hui, 2028 semble de plus en plus crédible, et certains scénarios évoquent même 2029. Rien de tout cela n'est confirmé officiellement, mais le calendrier glisse visiblement à mesure que la crise de la mémoire s'installe.

Sous le capot, un pari AMD très ambitieux

Les rumeurs convergent vers une nouvelle génération de puces AMD taillée pour un bond de génération beaucoup plus marqué que celui observé entre la PS4 et la PS5. On y retrouve une architecture graphique de type UDNA (la succession annoncée des architectures RDNA), un nouveau CPU, une progression massive du ray tracing, de l'accélération matérielle pour l'IA embarquée, et une technologie de reconstruction d'image façon DLSS, capable de partir d'une image basse résolution pour livrer un rendu beaucoup plus fin à l'écran.

UDNA ou RDNA 5 ? Les fuites ne s'accordent pas encore

À noter, pour être tout à fait précis : d'après ce qui a été rapporté ces dernières semaines, une partie des fuites les plus récentes parle plutôt d'une puce baptisée en interne « Orion », associant un CPU Zen 6 à une architecture graphique RDNA 5 plutôt qu'UDNA. Les deux appellations circulent selon les sources, et Sony n'a rien confirmé sur ce point. Ce qui ressort en revanche, c'est l'objectif affiché : faire, visuellement, un saut au moins aussi impressionnant que celui vécu entre deux générations précédentes.

La fin annoncée du disque physique, mais pas pour la PS6

C'est potentiellement la vraie bascule de ce dossier. Sony a annoncé officiellement, début juillet, l'arrêt de la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. Les jeux déjà sortis, ou prévus avant cette date, ne sont pas concernés, et le format physique ne représentait déjà plus que 3 % des revenus jeu de Sony.

Cette annonce ne dit officiellement rien du support physique de la PS6 elle-même. Mais elle rend plausible, aux yeux de la presse spécialisée, une console sans lecteur Blu-ray intégré, ou avec un lecteur externe optionnel. Rien n'a été confirmé par l'éditeur sur ce point précis, ça reste une déduction, pas une annonce.

Une PS6 portable en préparation ?

C'est probablement la piste la plus intrigante du moment. Selon les informations qui circulent, Sony travaillerait sur deux machines distinctes : une PS6 de salon classique, taillée pour la 4K et le ray tracing poussé, et un second appareil portable, capable de faire tourner nativement les jeux PS6 et pensé pour se brancher sur une TV via un dock, un peu à la manière d'une Switch.

Des fuites évoquent même un nom de code pour ce boîtier portable, « Canis », avec un APU associant plusieurs cœurs Zen 6 à une puce graphique RDNA 5, de la mémoire LPDDR5X et une sortie vidéo en USB-C. Le studio n'a pas communiqué officiellement sur ce projet, et n'en a confirmé ni l'existence ni les caractéristiques. Prudence donc, même si l'idée a de quoi faire rêver côté image et mobilité.

Le prix, la vraie inconnue

C'est le nerf de la guerre, et Totoki ne s'en cache pas : la flambée du coût de la mémoire, portée par la demande des infrastructures liées à l'IA, pèse directement sur le budget d'une machine qui s'annonce très puissante. Sony n'a arrêté ni son prix ni son calendrier définitif. D'après ce qui a été rapporté, certaines estimations évoqueraient même un lancement repoussé à 2028, voire 2029, avec un prix qui pourrait dépasser les 900 dollars dans les scénarios les plus pessimistes.

Rien n'est confirmé, mais le climat est posé, à un moment où le prix des jeux eux-mêmes, poussé jusqu'à 80 euros par certains éditeurs, fait déjà grincer des dents chez les joueurs. Une PS6 chère, ce serait un budget gaming revu à la hausse sur toute la ligne, matériel comme logiciel.

Sources