Chaque hausse de prix de Game Pass Ultimate relance le même débat sur les forums : est-ce qu'on paie encore pour du jeu ou pour l'illusion d'en avoir plein ? Je remets les chiffres à plat pour vous, sans fanboyisme ni procès d'intention.
Pourquoi la question revient sur le tapis
Game Pass Ultimate n'a plus rien du tarif d'appel qu'on a connu à son lancement. L'abonnement a pris plusieurs coups de chaud ces dernières années, et à chaque fois, la même vague de désabonnements passe sur les réseaux avant que tout le monde ne revienne, ou pas. Le principe de base reste inchangé : un accès illimité à un catalogue de centaines de jeux sur console, PC et cloud, plus les sorties day one des studios Xbox. À lire aussi : PS Plus en 2026 : Extra rembourse son prix, Premium non.
Le souci, c'est que ce catalogue tourne : des jeux arrivent, d'autres partent sans prévenir grand monde. Ce n'est pas une bibliothèque qu'on possède, c'est un accès qu'on loue. Et un accès qu'on loue, ça se calcule différemment d'un achat classique. À lire aussi : Cloud gaming au Luxembourg : quel abonnement choisir sans se tromper.
Le calcul qui compte vraiment
Chez nous, le prix affiché en euros est le même dans toute la zone euro, pas de taxe locale qui vient tout compliquer comme sur certains services US. Ça facilite le calcul. La vraie question à se poser n'est pas 'combien ça coûte par mois', mais 'combien j'aurais dépensé sans l'abonnement'. À lire aussi : Cartes cadeaux et rechargement : le vrai bon plan gaming.
Le profil qui rentabilise
Si vous testez beaucoup, que vous lancez un jeu deux heures avant de passer au suivant, ou que vous jouez surtout aux sorties day one des studios Xbox, l'abonnement s'amortit vite. Un seul AAA acheté plein tarif couvre déjà plusieurs mois d'abonnement, et vous en avez souvent une bonne dizaine d'accessibles en même temps. Avec la tendance des jeux vidéo à 80 euros à la sortie, l'écart se creuse encore en faveur de l'abonnement pour ce profil-là.
Le profil qui perd de l'argent
Si vous jouez surtout à deux ou trois jeux par an, que vous les finissez à fond et que vous revendez rarement vos boîtes ou vos codes, l'abonnement devient un forfait de confort plus qu'une économie. Vous payez pour un catalogue que vous n'explorez jamais vraiment, un peu comme un abonnement streaming qu'on garde par flemme de résilier. À lire aussi : Jeux gratuits chaque mois : la méthode pour ne plus jamais en louper un.
Ce que le prix mensuel ne dit pas
Il y a des à-côtés qu'on oublie souvent de mettre dans la balance. Le cloud gaming inclus permet de jouer sur un PC modeste ou même un téléphone, ce qui évite d'investir dans du matériel neuf. EA Play est intégré sans supplément. Et certains jeux day one arrivent parfois en accès anticipé avant leur sortie officielle, un terrain que je trouve toujours à double tranchant, comme je l'expliquais en détail sur les risques de l'accès anticipé côté joueur.
L'autre point à surveiller, c'est la discipline. Un abonnement illimité pousse à picorer plutôt qu'à finir. Si vous avez tendance à laisser quinze jeux en pause permanente, la valeur perçue s'effondre vite, même si le catalogue reste objectivement énorme.
Mon avis tranché
Je ne vous dirai pas que Game Pass Ultimate est un cadeau, les hausses successives l'ont clairement rapproché du prix d'un vrai loisir mensuel et plus d'un petit extra. Mais pour un joueur curieux qui aime papillonner entre plusieurs genres, ça reste l'un des meilleurs rapports découverte pour euro dépensé du marché. Pour un joueur fidèle à une ou deux licences par an, un achat ciblé reste souvent plus malin, quitte à revendre ensuite.
Mon conseil concret : faites le calcul sur les trois derniers mois. Listez ce que vous avez réellement lancé sur l'abonnement, et comparez au prix que ces jeux auraient coûté à l'achat. C'est le seul chiffre qui compte, pas le tarif affiché sur la page d'accueil.